Au lendemain du premier tour...

Les lendemains du premier tour des élections présidentielles sont toujours riches d’enseignements. Je relève que les blocs hybrides et antagonistes que j’ai suggérés dans mon article précédent sur le radicalisme républicain sont en train de se mettre en place sous nos yeux.
 
La première leçon est l’abominable défaite – méritée – de ce qu’on a encore l’outrecuidance d’appeler « la gauche ». Le total gauche ne rassemble péniblement qu’un tiers des suffrages exprimés et totalise un score à peine plus élevé que les votes réunis par le seul candidat sortant ! La gauche n’a strictement rien appris depuis le 21 avril 2002… Pis, elle s’est gargarisée, leurrée, par l’élection de François Hollande en 2012. Hollande n’avait pas gagné l’élection, Sarkozy l’avait perdue, ce n’est pas du tout la même chose…
Voilà quatre décennies au moins que la gauche a trahi la laïcité et l’a poignardée de plus en plus violemment d’année en année. La gauche a sacrifié la laïcité sur l’autel du communautarisme et de l’islamo-collaborationnisme, elle l’a violée ! La gauche a tourné le dos à la République française pour se tourner vers le concept réactionnaire de « décentralisation » et pour embrasser les conceptions sociétales anglo-saxonne ; la gauche vomit sa haine de la France et se saoule de la sous-culture « woke », s’enivre de « l’indigénisme » et du « racialisme », termes tendances pour ne pas dire « racisme » – expression du paternalisme post-colonial qui fait du descendant d’immigré un « éternel immigré », cet éternel immigré étant perçu en « bon sauvage »…
 
Voilà un demi-siècle que la gauche explique au prolétaire, pour lequel elle a le devoir de combattre, que l’insécurité et la violence des racailles qu’il subit tous les jours sont un sentiment, un concept d’extrême-droite. La sécurité serait donc fasciste. Le contrôle de l’immigration, ce serait raciste et fasciste. Rappelons par ailleurs que l’ « immigrationnisme » est un parti-pris de la droite libérale, du grand capital. Évidemment, lorsque des Français d’origines étrangères se disent, à raison, favorables à un contrôle de l’immigration, ou affirment « on a laissé rentrer trop de monde et n’importe qui », ils sont taxés, par les gauchistes et leurs alliés, de « collabeurs », d’« Arabes de service », de « toutous du Roumi » – j’y ai eu droit plusieurs fois – ou encore de « Bountys ». L’assimilation serait aussi, pour la gauche, l’étendard du fascisme – rappelons que « nos ancêtres les Gaulois » est un concept républicain qui dit : « Toi d’où que tu viennes, ce pays et cette histoire sont désormais aussi les tiens, bienvenue mon Frère, ma Sœur, dans notre communauté nationale, puisque tu choisis d’en embrasser les mœurs et les lois », c’est donc le concept le moins raciste qui soit. L’assimilation est la libération des dogmes et des assignations identitaires à résidence – « français », de « franc », signifie « libre » – ; l’assimilation, concept porté par le pays le plus ouvert de la planète, le moins raciste du monde. Dans le même temps où la gauche décrète fasciste ce qu’elle a porté pendant deux siècles, elle explique que Marine Le Pen est une fasciste, qu’elle est la candidate du fascisme. L’équation posée par la gauche est donc simple : les préoccupations majeures de la majorité des Français relèvent du fascisme, les principes fondateurs de la République sont fascistes, et la candidate qui répond à vos inquiétudes est fasciste…
 
Je suis un enfant de la banlieue, issue des catégories populaires, et au lycée général – j’y étais l’un des rares de mon quartier, de ma « tour » – les enfants de la bourgeoisie, dont les parents votaient à gauche bien sûr, ces adolescents qui vivaient dans des grands appartements ou dans des villas romaines avec jardin versaillais et piscine californienne, des communistes propriétaires, essayaient de m’expliquer la dure réalité sociale de la vie en banlieue et que les voitures brûlées, les rackets quotidiens, les agressions permanentes, les viols collectifs, ou l’islamisation, bref, toutes ces choses que nous constations et auxquelles ils n’étaient jamais confrontés, n’existaient pas. Il y eut ensuite ce professeur d’espagnol jospiniste qui me traitait de membre de « la droite la plus réactionnaire », lui, le bourgeois, moi le prolo – en 2002, j’avais été séduit par le programme de François Bayrou parce qu’il accordait une place centrale à l’Éducation, comme clé de la réussite… Abruti !
Ces dernières années, la gauche nous a refaits le coup de la tentative de prise en compte des préoccupations populaires, en jouant la carte de « l’aumône », et en glissant sur un concept à la formulation de pré-pubère qui s’essaie à la pensée : « les fâchés pas fachos »… Le « lepéniste » privé de toute alternative digne de ce nom est donc un facho. Total gauche, 30%...
 
            Le score de Mélenchon est l’arbre qui cache la forêt ; d’abord, Méluche le clérical a bénéficié du vote dit « utile » à gauche – une arnaque anti-démocratique – et ce, malgré le dépit de nombre de citoyens disant : « je suis contre sa ligne islamo-complaisante – doux euphémisme – mais… ». Il faut ajouter les consignes de vote données dans les mosquées, la campagne pro-Mélenchon portée par les salafistes et les frères musulmans – jusqu’à Hani Ramadan en personne, comme quoi, même ce qui est « haram » et « kuffaresque » peut servir les intérêts d’Allah – et qui aboutit à un vote communautaristo-intégriste de 69% – sondage Ifop pour La Croix, même le vote catholique intégriste à droite n’atteint pas de telles proportions. Il se pourrait bien que ce score élevé soit le tombeau de LFI ; c’est un présidentiable qui a catalysé ces suffrages, au plan national, pas les candidats à la députation d’un parti, dans différentes circonscriptions…
 
            La deuxième leçon est aussi riche ; elle concerne le total droite – dont Macron, il faudrait être d’une malhonnêteté intellectuelle crasse pour le ranger à gauche – et centre : 2/3 de l’électorat. Non, il n’y a pas en France près de 70% de citoyens de la droite, du centre et de « l’extrême-droite », mais près de 70% des électeurs ont voté à droite/centre ou à « l’extrême-droite » – les raisons sont celles expliquées plus haut. Effectivement, dans ce bloc de droite, nous notons un score très élevé de ce qu’on appelle l’« extrême-droite » – j’ai d’énormes réserves avec l’usage de cette expression ici.
 
Éric Zemmour paie ses outrances et nombre de ses propos ignominieux. Il s’est d’abord arc-bouté sur la question des prénoms, ce qui était ridicule. Plusieurs fois, il a eu la possibilité de réviser son jugement disons hâtif, mais même lorsque confronté à des Français dont je partage les origines étrangères, défenseurs de la culture française, de la République, de sa laïcité, il s’est acharné, bille en tête. Il s’est ensuite enraciné dans l’idée de la « France judéo-chrétienne », faisant semblant d’ignorer que ce pays a combattu cette présence de la religion, allant jusqu’à graver de force sur le frontispice d’églises la devise de Robespierre, ordonnée ainsi par Desmoulins : « Liberté Égalité Fraternité » ! Incapable de choisir non pas un élément culturel, mais un héritage politique, refusant de choisir entre l’Ancien-Régime et 1789 – beaucoup trop d’authentiques royalistes « façon Ancien Régime » dans son entourage –, il fit de la laïcité une cible quasi permanente. D’ailleurs, Marion Maréchal-Le Pen a dégainé dans ce sens contre sa tante, lui reprochant une ligne, je cite, « laïciste » ! Les islamo-collabos dits d’extrême-gauche et les nostalgiques de « la France fille aînée de l’Église » faisant front commun contre la laïcité. Pis ; sa tentative ignominieuse de réhabiliter le maréchal Pétain et le Régime de Vichy, à partir des travaux détournés de l’historien américain Robert Paxton, qui pourtant a bien démontré que la persécution des juifs étrangers ET français avait commencé dès une semaine après l’installation du Régime de Vichy, sans la moindre pression allemande, a toujours heureusement soulevé des vagues d’indignation ! Du reste, Zemmour n’a jamais abordé cette question en historien – ce qu’il n’est pas – ni même en intellectuel, mais en provocateur !
Enfin, et c’est cela qui l’a achevé, la caution qu’il a immédiatement accordé à Poutine dans la guerre contre l’Ukraine. Zemmour n’a pas retenu la claque prise par Marchais dans les années 80, prenant de Moscou la défense du « camarade Brejnev » – de mémoire. Il venait de servir à ses opposants une arme politique de destruction massive… Par ailleurs, il est parvenu à faire passer Le Pen pour une « modérée ».
 
            Marine Le Pen démontre qu’en politique en France, tant que l’on respire l’on n’est pas mort. La candidate du Rassemblement national a maintenu fortement le lien entre identité et question sociale. Il faut vraiment être d’une mauvaise foi crasse pour dire qu’elle serait libérale ! Que vont faire les gauchistes qui nous accusent, nous laïques – et souvent de gauche –, de ne pas avoir voté pour leurs candidats, au motif que les questions économiques et sociales devraient effacer jusqu’au combat laïque, perçu comme secondaire et une préoccupation bourgeoise – c’est au contraire l’ignorer qui est un luxe de bourgeois, non l’inverse ? S’ils ne votent pas Marine Le Pen, alors ils reconnaîtront dans les faits que nous avions raison et qu’ils faisaient fausse route. S’ils mettent un bulletin Le Pen dans l’urne, ils auront au moins le mérite de la cohérence, faisant passer les lignes économiques avant la politique, démontrant enfin par là-même qu’ils ne comprennent rien au lien indéfectible qui existe entre République, identité, laïcité, questions économique et sociale. Du reste, les fanatiques se trouvent dans les rangs de leurs alliés, pas chez les nationalistes de Marine Le Pen, dont je suis un opposant politique.
 
            S’il me paraît inutile d’évoquer la disparition attendue et programmée de LR après l’humiliation subie, le cas du Président sortant est beaucoup plus intéressant. Macron est un hybride du « monarchien » jésuite et du Girondin qui défend la « République des possédants ». Il peut remercier le Covid, tant nombre de nos compatriotes pense « qu’il n’a pas si mal gérer » la situation, que « personne n’aurait fait mieux », et que mettant en place des mesures liberticides, il nous a gratifiés de cadeaux – mesures fiscales pour les indépendants, complément de paie, … Il peut aussi remercier Poutine, la peur de la guerre et la crise internationale faisant dire à certains qu’il est nécessaire d’avoir de « la stabilité ». Surtout, il devrait cyniquement – il n’aurait pas trop à forcer – remercier ses opposants. Macron n’a eu personne face à lui, j’entends aucune alternative crédible. A la casse sociale à laquelle il s’est joyeusement adonné pendant 5 ans, à la libéralisation accélérée sous son mandat – jusqu’à la crise Covid –, il a été largement suivi et soutenu par une classe médiatique corrompue et d’anciens socialistes. Mais ceux qui, à gauche, opposés à cette vaste entreprise libérale-conservatrice, auraient pu émerger, sont précisément ceux qui ont versés dans les mêmes travers de la Macronie quant au communautarisme, les mêmes travers islamo-collaborationnistes, en bien pire encore, c’est dire ! C’est la République laïque et sociale – laïque d’abord, la seconde ne peut advenir dans un système où la religion, pensée résolument réactionnaire, est un référent culturel et politique – qu’il fallait opposer à Emmanuel Jupiter Ier, pas le modèle anglo-saxon, Black lives matter et autres mouvements fascisants – oui oui. Que faire alors ?
 
            Voilà la troisième leçon de ce 1er tour, la nature du bulletin comme arme politique. Pour ma part, je voterai blanc – je suis vacciné contre les accusations de « rouge-brun », j’y ai eu droit en 2017 de la part de nombreux guignols qui ont passé ensuite 5 ans à défiler dans les rues en criant « Macron totalitaire », voire de la part de macronistes de la première heure ayant cette année roulé pour Jadot. Et ceux d’entre vous qui auront fait la moitié du tiers du quart de ce que j’ai accompli depuis 20 ans sur le terrain de l’éducation populaire seront éventuellement légitimes à m’opposer leur moraline dégoûlitante…
 
Il est indispensable que Macron fasse le score le plus bas possible ! Nous ne pouvons rien contre la légalité de l’élection – et heureusement – en revanche, nous pouvons entamer la légitimité politique de « Sa Majesté jupitérienne » et surtout, surtout, fragiliser sa position pour le « troisième tour ». Si je pense qu’il faut éliminer le plus possible de députés de l’ignominieuse, de l’infâme France prétendument Insoumise, je pense qu’il faut agir de même avec les orgueilleux, les casseurs sociaux de la République En Marche arrière ! Macron doit être contraint à composer, contraint à être en permanence dans le « calcul politique », de façon à ce qu’une véritable opposition républicaine, laïque, démocratique et sociale puisse commencer à émerger – je ne redévelopperai pas ici la configuration en blocs suggérée dans mon article sur le radicalisme républicain –, cela relève de l’intérêt général, qu’écris-je, de l’intérêt national, au service de l’humanité.
 
On me dit, on m’alerte, « Marine Le Pen pourrait passer »… Voilà donc que la mécanique infernale se met en place, celle, curieuse, où les tenants auto-proclamés de la République sociale et de la lutte contre le capitalisme libéral vont appeler à voter pour le candidat du « bloc bourgeois » contre la candidate plébiscitée par les « prolétaires » ! 
Si Marine Le Pen passait donc ? Et bien je serai un opposant ! Je ne participerai pas à la mascarade du « théâtre antifasciste ». Soyons sérieux, rigoureux, honnêtes : Marine Le Pen n’est pas une fasciste. Je relève par ailleurs que ceux qui sont à l’affût, aux aguets du moindre néo-nazi dans l’entourage de la candidate Le Pen, sont précisément ceux qui ont essayé de contrecarrer la diffusion des soutiens musulmans intégristes et fanatiques de Mélenchon… le deux poids deux mesures… Pour rappel, et malgré l’attentat à la mosquée de Bayonne qui fit deux blessés graves, ce ne sont pas chez les lepenistes, pour l’heure, que l’on fait des tueries de masse et des carnages à la chaîne en hurlant le nom de son dieu… Je serais donc, si les suffrages en décidaient ainsi – ce qui reste peu probable – un opposant. Nonobstant, j’appelle les démocrates à : 
 
1-    Rester crédibles, banaliser le fascisme et par conséquent ses crimes historiques inexpiables est une honte ;
2-    Réaliser que ce n’est pas avec la parodie « antifa » que l’on affronte la candidate qui cristallise les aspirations populaires, et au contraire, ça la sert.
 
Si l’alternative à Marine Le Pen que vous avez à proposer sont l’islam, le laxisme face à la délinquance et aux crimes crapuleux, l’immigration sans contrôle, le chômage de masse, le libéralisme débridé, la loi du marché et celle du plus fort, le communautarisme et le modèle anglo-saxon, la désindustrialisation, les délires sectaires « woke », l’injonction à bouffer des graines et du soja quand des Français crèvent de faim, la trottinette électrique à des citoyens qui doivent faire 50 kms pour aller travailler, la tolérance à l’excision, à la polygamie et autres pratiques rétrogrades, abjectes et criminelles, le tribunal médiatique « me too / balance ton porc » pour un « mâle blanc de plus de 50 ans » mais l’indulgence par « l’élargissement des trottoirs » pour un migrant suspecté des mêmes délits et crimes, vous devez accepter qu’elle gagne de plus en plus de points d’élection en élection et le risque qu’elle soit élue à la magistrature suprême !
 
 
            Il est devenu absolument nécessaire d’arrêter de penser les lignes politiques en gauche et droite, même si ce clivage existe toujours – mais il est submergé par la réalité composite des blocs que j’évoquais dans l’article sur le radicalisme républicain. Nous devons penser à partir du Peuple, à partir de la Nation ! Au-dessus de la gauche et de la droite, il y a la République, et la République, c’est la France ! La Res publica est laïque et doit être sociale. Laicos, laicus, « commun, qui est du peuple ». Je le répète aux catholiques : souvenez-vous de ce que vous avez gagné avec la laïcité, de ce que vous avez gagné en tant que citoyens ! Les Français de confession musulmane n’ont pas à être extraits de la communauté nationale par leurs coreligionnaires des intégristes, ni à s’en extraire eux-mêmes. Tolérance zéro !
D’aucuns me disent « tu ne parles que d’islam ». Au-delà du fait que l’on ne reproche pas aux gauchistes de ne parler que du capitalisme, c’est d’une mauvaise foi crasse, mais le délit de blasphème islamique voté à l’ONU donne des ailes à certains. Cependant, ce n’est pas moi – ni même nous –, qui ne parle que d’islam, c’est l’islam qui ne fait que faire parler de lui ! C’est l’islam qui est obsédé parce qu’il n’est pas, car l’islam est incompatible avec ce qu’il n’est pas ! C’est lui qui a imposé cet agenda, cette urgence à le contraindre violemment, comme ce fut le cas pour le catholicisme. Je soutiens que cette question de l’islam (sans « isme »), qui vit son chant du cygne, ce qui explique sa virulence, le succès des intégristes et ses bataillons de fanatiques, sera l’enjeu majeur à partir duquel se positionner pour les des deux décennies à venir au moins. Et cette question ne se pose pas au seul Occident ; nos amis démocrates et laïques au Maghreb et au Proche-Orient l’ont très bien compris, ils nous ont avertis. J’ai une pensée particulière pour nos frères kabyles, contraints par un régime tyrannique qui veut éteindre leur culture – dont j’ai des origines du reste. Je pense, en ce mois de Ramadan, à nos frères apostats musulmans, condamnés à suivre un jeûne imposé, ou à prendre le risque de le rompre au péril de leur vie.
 
            Le clivage de demain, en place depuis quelques années, c’est celui qui oppose Nation et Union européenne, patriotisme et fédéralisme. Là se jouera le clivage essentiel, complétant la ligne de fracture laïques/universalistes et communautaristes-islamo-complaisants – doux euphémisme. Nous devons de toute façon être prêts à connaître différentes formes de violences – sociales, ethniques et religieuses. Ce n’est pas un souhait, c’est déjà le cas, c’est un fait. Ce pays n’échappera pas à une nouvelle guerre civile…
 
Nous avons du travail… Pour la France, pour nos enfants !
 
Vive la République laïque, démocratique et sociale ! 
 

Jean-Baptiste Chikhi-Budjeia
 
 

Jean-Baptiste Chikhi-Budjeia

Jean-Baptiste Chikhi-Budjeia a grandi et vécu dans la banlieue Ouest d'Aix en Provence. Il est engagé dans des réseaux d'éducation populaire depuis une vingtaine d'années. Militant laïque, républicain radical, il réalise actuellement une thèse de Doctorat d'Histoire moderne sur la sociabilité politique pendant Révolution française. Il est également professeur de Karaté-Do et éducateur sportif professionnel.


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